Artas, une voie spirituelle occidentale : ses moyens, ses buts

Mise en ligne le 26 novembre 2016

Facebook
Twitter
Imprimer

Notre voie spirituelle est inspirée bien sûr par le livre Dialogues avec l’ange, mais aussi par l’enseignement que mon épouse et moi-même avons reçu en vivant sept ans auprès de Gitta Mallasz.

Bien évidemment, au fil des années se sont ajoutées mes propres influences à la fois teintées d’orientalisme avec les apports de l’expérience d’Assise immobile, mais aussi teintées de christianisme tant la prière et la messe sont devenues pour moi des expériences nécessaires en Occident pour rejoindre le meilleur de l’humain. Ainsi faut-il comprendre notre association Artas comme étant une voie spirituelle occidentale, en quête du meilleur de l’homme dans une triple foi : une foi spirituelle, une foi religieuse et une foi politique (ou foi d’actions sociales : voir le texte du 10 novembre).

Notre pratique s’organise autour de trois expériences régulières : l’Assise immobile et silencieuse, les groupes de Dialogues Essentiels, les prières et les messes régulières selon la foi de chacun.

En effet, pour appartenir à notre mouvement, il faut d’abord participer à un groupe d’Assise immobile qui se réunit chaque semaine dans plus de cinquante villes en France, en Suisse et en Belgique (et même au Canada). Seule cette Assise régulière et assidue dans un groupe constitue la porte d’entrée à toutes nos activités d’accompagnement spirituel.

Et pourquoi fait-on de l’Assise immobile dans notre mouvement ? Seulement pour apprendre à se rencontrer soi-même dans ses misères et petitesses quotidiennes, apprendre à les identifier, Assise 2comme une sorte d’alphabétisation de la vie intérieure. Chez nous, l’Assise immobile n’est pas une expérience de méditation mystique, mais au contraire une quête très concrète, à la recherche de : « Quel petit con je suis ce soir ? Quelle souffrance je suis ? Quelle misère me résume aujourd’hui ? »
Alors, ensuite peut commencer l’apprentissage de la miséricorde envers soi-même, l’apprentissage de la consolation du petit garçon (ou petite fille) intérieur, l’apprentissage de l’amour pour ses propres misères qui seul permet de découvrir sa Grandeur. Car il nous faut apprendre à nous parler en Vérité, apprendre à recevoir toutes nos misères, apprendre à recevoir tous les petits garçons (petites filles) de notre histoire, pour faire expérience des débuts de l’amour : l’amour bouleversant pour soi-même ! Et par cet amour porté à notre petitesse faire expérience de notre Grandeur possible. Voilà bien l’Assise Artas, l’Assise de la consolation amoureuse de nos misères les plus ordinaires, l’Assise du « laissez venir les petits enfants intérieurs » pour apprendre la miséricorde, l’Assise de la réconciliation avec notre propre histoire.

Pourquoi fait-on en plus l’expérience des groupes de Dialogues Essentiels ? Il faut comprendre ce que sont ces groupes, ce qu’il s’y passe exactement. Est-il possible que dans un monde de mensonge permanent nous puissions faire expérience d’un certain partage, d’un instant de sincérité ultime où chacun s’essaye à soulager la souffrance d’autrui ? Alors, dans ces réunions de Dialogues Essentiels pourrions-nous faire la double expérience de Vérité, à la fois dans nos questions d’ultime transparence et dans nos réponses d’ultime sincérité. En quelque sorte, dans ces réunions, est-il possible de vivre une Pentecôte moderne où chacun s’essaye à la langue en Vérité de l’Esprit Saint, tant pour les questions que pour les réponses ? Double Pentecôte donc, où chacun doit s’élever dans le meilleur de l’humain seulement pour venir en aide à autrui. À ce jour, plus de 70 groupes Dialogues existent indépendamment des groupes d’Assise, mais ce sont les mêmes membres qui font ces deux pratiques régulièrement. Bien évidemment, ces groupes de Dialogues Essentiels sont une façon d’interroger l’ange de chacun pour conduire nos vies dans plus de justice et de justesse.

Aujourd’hui, l’association Artas fonctionne selon trois niveaux de pratique.Banquet Club César
Le premier niveau est constitué par les Clubs César, sorte d’école maternelle de la vie spirituelle quand il s’agit d’aller d’abord rejoindre un certain émerveillement devant l’ordre du monde. Une trentaine de Clubs César se réunissent régulièrement pour passer une « soirée à la César » qui s’appuie sur les aventures racontées dans mes livres.

Le second niveau d’Artas est constitué par les groupes d’Assise immobile, mais aussi par différents stages et sessions d’accompagnement de la vie spirituelle. Ici, il s’agit d’apprendre à passer du pire au meilleur de soi, dans l’ordinaire de nos existences. Car être meilleur, cela s’apprend, ce n’est pas offert gratuitement, ce n’est pas possible par accident. Seul celui qui sait rejoindre le meilleur de lui-même pourra ensuite offrir le meilleur de l’Homme pour aider autrui dans une Tâche. Seul celui qui sait vraiment rejoindre le meilleur de lui saura prier Dieu et se laisser bouleverser durant une messe. Il faut sans doute une première croissance (spirituelle) pour atteindre une seconde croissance (religieuse) possible seulement dans les temples et les églises, en face de Dieu.

Alors peut apparaître le troisième niveau de notre Voie : le niveau religieux. Pour apprendre à être Créature en face du Créateur, pour apprendre à être un fils de l’Homme en face de Dieu, pour apprendre à être SA main dans l’aide à autrui. Dans ce troisième niveau, il s’agit de retransmettre à sa façon l’enseignement que l’on a reçu. Il s’agit d’apprendre à vivre en communauté de « partage de haut en bas » (communautés propres à notre Voie). Il s’agit de découvrir sa Tâche et de l’accomplir (foi politique s’accomplissant dans un service social) pour s’accomplir soi-même face à Dieu. Car enfin, n’est-ce pas selon nos œuvres que nous serons jugés ? A travers la retransmission à sa façon de l’enseignement reçu, mais en restant relié, à travers la vie en communauté, à travers la Tâche pour servir une misère sur terre. Ce sont ces œuvres qui couronnent la réussite intérieure dans notre Voie.
Et c’est à cause de ces œuvres non accomplies que soudain certains vieux élèves vont devenir des traîtres déserteurs, incapables de poursuivre une Voie qu’ils ne parviennent plus à assumer ni dans la retransmission, ni dans une vie en communauté, ni dans la dimension Tâche. Alors, forcément, il convient de salir cet enseignement soudain accusé de conduire à l’échec, pour ne pas avoir à comprendre son propre échec. Forcément, il convient de brusquement tout quitter, et de dénoncer cette Voie seulement pour garder la raison !

ChappelleAinsi sont les buts de notre Voie, en prémonition d’un avenir de l’humanité qui devra bien un jour partager toutes les richesses de la terre pour que nous puissions vivre ensemble. Car nos façons de vivre en Occident ne sont-elles pas complètement à revoir ? Sans un partage avec les plus pauvres, comment pourrons-nous continuer à vivre dans la dignité ? Sans ce partage, nous, les trop riches, les beaucoup trop riches, nous ne tarderons pas à être maudits. Alors il nous faut apprendre à vivre en communauté, pour apprendre à partager : partager en haut dans nos Dialogues Essentiels toutes nos douleurs, partager en bas tous les objets de la vie courante. Voilà pourquoi nos communautés sont appelées des communautés de « partage de haut en bas ».

Prémonition aussi, le fait que notre Chemin conduise chacun à sa Tâche ! Car enfin, en Occident, nous savons qu’il n’y aura plus jamais du travail pour tout le monde, et nous devrions comprendre que le travail est réservé aux jeunes pour qu’ils s’accomplissent dans une réussite professionnelle. Alors il faudra bien inventer une société de Services, complémentaire d’une société de travail, pour que chacun durant sa vie active traverse ces deux étapes : travailler pour être utile à sa famille, et ensuite aider pour être utile à l’espèce humaine. Tant que le monde politique n’aura pas inventé cette vie active à deux étapes, il faudra des mouvements spirituels pour préserver cette solution de l’avenir.

Oui, de la même façon qu’il a fallu aller à l’école pour apprendre à réussir au-dehors par l’homme-métier, il faut accepter de retourner à l’école des adultes pour apprendre à réussir au-dedans par l’Homme-Tâche. C’est ainsi. Et même si ce monde ne cesse d’espérer les résultats du Chemin sans avoir à faire le Chemin, même si ce monde pense que la drogue et le dopage suffisent pour obtenir de nouvelles performances humaines, nous pensons, nous, que seul un vrai chemin spirituel assidu peut permettre de vivre ces mêmes performances, mais sans drogue et sans dopage. À bon entendeur, salut !

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Facebook
Twitter
Imprimer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *